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Aspin-en-Lavedan, Lourdes, Ossen, Ségus

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Aspin-en-Lavedan, Lourdes, Ossen, Ségus
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    ADLFI. Archéologie de la France -Informations une revue Gallia   Midi-Pyrénées | 1991 Aspin-en-Lavedan, Lourdes, Ossen, Ségus Prospection Jean-Luc Boudartchouk  Édition électronique URL : http://adl fi .revues.org/10819DOI : 10.4000/adl fi .10819ISSN : 2114-0502 Éditeur Ministère de la culture  Référence électronique Jean-Luc Boudartchouk, « Aspin-en-Lavedan, Lourdes, Ossen, Ségus »,  ADLFI. Archéologie de la France -Informations  [En ligne], Midi-Pyrénées, mis en ligne le 01 mars 1997, consulté le 23 février 2017. URL :http://adl fi .revues.org/10819 ; DOI : 10.4000/adl fi .10819 Ce document a été généré automatiquement le 23 février 2017.© Ministère de la Culture et de la Communication, CNRS  Aspin-en-Lavedan, Lourdes, Ossen,Ségus Prospection Jean-Luc Boudartchouk  Date de l'opération : 1991 (PR)Inventeur(s) : Boudartchouk Jean-Luc 1 La mise en œuvre de la carte archéologique de la France a été à l’srcine d’une opérationde prospection-inventaire diachronique, limitée à un ensemble géographique choisi pourl’intérêt et la diversité des informations lacunaires qui étaient jusqu’alors en notrepossession. 2 Dans ce secteur pyrénéen comme d’ailleurs sur la totalité de la chaîne montagneuse,l’accent a, de tout temps, été mis sur la recherche préhistorique au détriment despériodes antiques et médiévales. Mais nous savions déjà, d’après les publications, quel’occupation des grottes ne se limitait pas à des contextes préhistoriques et que descarrières de sarcophages étaient connues depuis 1985, hors de toute intégration à notrefichier régional. Il importait donc de rassembler ces données, vérifier les informationsanciennes, en rétablissant un contexte scientifique fiable tant en préhistoire qu’enhistoire, afin de replacer l’occupation humaine dans une perspective où tous les aspectsd’une recherche diachronique seraient pris en compte. Ainsi, il a été possible de« couvrir » la presque totalité de la commune de Lourdes (zones de plaine et de pentespeu abruptes du mont Béout), et d’étendre la prospection sur les communes avoisinantespour l’étude des gisements de même nature. 3 Pour la préhistoire, des indices d’occupation magdalénienne ont été retrouvés dans lesgrottes des Espélugues et du col du même nom (faune froide avec une industrie lithiquedu Paléolithique supérieur), avec une continuité qui, pour celles du col des Espélugues, sepoursuit jusqu’au Néolithique comme grotte sépulcrale (ossements humains et racloir Aspin-en-Lavedan, Lourdes, Ossen, SégusADLFI. Archéologie de la France - Informations , Midi-Pyrénées1  denticulé). Il en est d’ailleurs de même pour la grotte de la « Tute du Chêne » (herminettepolie en silex). 4 Durant la protohistoire ancienne et récente, des découvertes ponctuelles confirment despermanences d’occupation jusqu’au Bronze ancien et moyen dans la grotte de Milhas 2,alors que les Âges du fer sont majoritairement présents sur le mont Saint-Georgesd’Aspin. Il s’agit d’une colline aux flancs abrupts, terminée par deux plateauxmorainiques qui ceinturent un pointement rocheux autour du quel ont été retrouvées denombreuses céramiques attribuables au Premier Âge du fer (urnes globulaires ornées derainures ou de cordons digités), mais également au Deuxième Âge du fer (céramiquescommunes indigènes, amphores vinaires italiques Dr. 1A, céramiques italiques à vernisnoir, campanienne A). Ce gisement, jusqu’alors ignoré, s’inscrit dans le groupe (déjànombreux) d’habitats protohistoriques de hauteur et offre - ceci est particulièrement rarepour notre région - une occupation continue et sans doute stratifiée durant l’ensembledes Âges du fer. Enfin, deux gisements, la grotte du Loup et le rocher du château, ont livrédes vestiges céramiques du I er  s. avant J.-C. 5 À l’époque gallo-romaine se rattache l’établissement rural de Lanne d’Anclades ( tegulae , imbrices , amphores et céramiques communes du Haut-Empire), mais surtout celui de lacolline Saint-Georges d’Aspin. Ici, la terrasse inférieure nord offre une importantestratigraphie au travers de laquelle se distinguent des éléments de toiture ( tegulae , clousde charpente )mais aussi du mobilier domestique (céramiques communes, vases à paroisfines, verrerie), attestant la persistance de l’habitat durant le I er  s. après J.-C. Ladécouverte de plusieurs fragments de colonnes en calcaire ainsi que celle plushypothétique de la partie inférieure d’un autel votif (?) en marbre laissent supposerl’existence d’un temple rural de sommet, cela restant toutefois à confirmer. À cettepériode, il convient encore d’associer les occupations correspondant au niveausuperficielde la grotte du Loup, qui indiquent une appropriation durant la fin du IV e  s. et lapremière moitié du V e  s. après J.-C. : céramiques communes, cruches et surtoutcéramiques « luisantes » à décor guilloché, bol à marli, sigillée africaine « claire D »correspondant à des formes Hayes 59 et 61 dont certaines sont décorées de motifsestampés de rectangles hachurés aux bords dentelés. 6 Mais c’est le Haut Moyen Âge qui a été le révélateur d’une activité jusqu’alors presquetotalement méconnue. En effet, si les premières traces d’extraction de matériaux servantà la fabrication de sarcophages avaient été mises en évidence, dès 1985, au sommet dumont Béout et près de Ségus, nous ne disposions que de très peu d’informations à ce sujet,excepté une première estimation parue en 1991 qui ne recensait que six exploitations.L’opération de prospection systématique qui a couvert une zone plus étendue a ainsipermis la mise au jour de plusieurs carrières jusqu’alors totalement inédites, ce quisuggère un complexe d’extraction privilégiant la production de sarcophages sanséquivalent dans le Midi de la France. Le cadre géologique correspond à un calcaire àfossiles (subrécifal de l’Aptien) de couleur gris bleu se comparant au marbre pyrénéen etdont la qualité médiocre a conduit les carriers à une exploitation à un seul niveaud’enlèvement. Les « négatifs » encore visibles (cuves et couvercles), mais aussi les cuvesbrisées qui n’ont pas été détachées de la roche mère ou qui ont été rejetées dans lesdéblais, permettent d’évaluer les dimensions des blocs extraits (bisomes dans certainscas), de reconnaître et de restituer les formes toujours trapézoïdales, mais aussi de mieuxconnaître les conditions techniques d’exploitation de ces carrières à ciel ouvert [ (Fig. n°1 : Ossen. Zone du mont Béout. Négatif des cuves exploitées en litage sur un seul niveau) Aspin-en-Lavedan, Lourdes, Ossen, SégusADLFI. Archéologie de la France - Informations , Midi-Pyrénées2  et (Fig. n°2 : Ossen. Zone du mont Béout. Négatif des cuves exploitées en litage sur un seulniveau)]. Les principales zones d’extraction se situent dans le Haut-Béout, sur lescommunes de Lourdes et d’Ossen, mais aussi à Ségus et Aspin-en-Lavedan. Ainsi, ce sontplus d’une trentaine de zones d’extraction qui ont pu être localisées. L’évaluationquantitative toujours en cours situe la production autour de cinq cents unités, le nombreréel étant vraisemblablement supérieur. 7 Une première approche de l’aire de répartition de ces sarcophages situe pour l’instant lesprincipaux points de diffusion dans un rayon de 20 km. Sur le plan chronologique, la miseen évidence de plusieurs critères (cuves subrectangulaires à renforts, présence d’uneplaque-boucle du VII e  s., cuve à aménagement céphalique) pourrait provisoirement situerla durée d’exploitation de ces carrières entre le VI e  s. et le IX e  s. 8 Au Moyen Âge, hormis quelques céramiques (oules et pégaus) recueillies sur le flanc durocher qui sert d’assise au château de Lourdes et à proximité de la carrièremérovingienne du Soum de Lanne, il reste encore à signaler deux gisements majeurs déjàconnus, mais mal évalués. 9 Le site défensif du Castéra de Julos (565 m d’altitude) établi sur la plate-forme sommitaled’un éperon rocheux comporte des aménagements complexes (fossés, talus, terrasses,motte) de forte ampleur interprétés au XIX e  s. comme un camp romain (?) alors qu’ils’agit tout simplement d’un site castral médiéval. Un sondage entrepris au niveau de laterrasse aménagée à mi-pente a permis de mettre en évidence trois unitésstratigraphiques au travers desquelles le matériel céramique recueilli (oules, cruches àbec tubulaire) suggère une chronologie (encore imprécise) qui ne paraît pas aller au-delàdu XII e  s. Le mont Saint-Georges d’Aspin continue a être occupé durant cette période,mais avec des réductions sensibles des zones d’habitats qui semblent se limiter auxalentours de la butte rocheuse aménagée en terrasse semi-circulaire, avec glacis sur leflanc nord. Ce site, mentionné comme défensif au XIII e  s., a livré un matériel céramiquetrès abondant (oules, vases pansus, cruches,vases à liquide, etc.), compris, d’après leurtypochronologie, entre le XIII e  s. et le XV e  s. Plus tardivement, une chapelle votive (?) aété construite sur le point culminant et abandonnée antérieurement à la fin du XVIII e  s.(absence de mention sur la carte de Cassini et sur le cadastre napoléonien). 10 Les résultats scientifiques acquis lors de cette opération sont considérables, notammentsur l’ensemble des carrières à sarcophages mérovingiens. L’importance est telle qu’ilconviendra, dans les années à venir, d’étendre cette recherche (au-delà de simplessondages) à l’étude des matériaux et à leur condition d’extraction. De même, l’émergenced’un site comme celui du mont Saint-Georges d’Aspin où l’occupation humaine estassurée depuis la protohistoire jusqu’au Bas Moyen Âge devrait conduire à une réflexionapprofondie sur les srcines, l’évolution et la fonction d’un site de hauteur jusqu’à sonabandon à l’époque moderne. ANNEXES   Aspin-en-Lavedan, Lourdes, Ossen, SégusADLFI. Archéologie de la France - Informations , Midi-Pyrénées3  Fig. n°1 : Ossen. Zone du mont Béout. Négatif des cuves exploitées en litage sur un seul niveau Auteur(s) : Boudartchouk, Jean-Luc. Crédits : GI, 1997 - CNRS editions, 1998 (1997)   Fig. n°2 : Ossen. Zone du mont Béout. Négatif des cuves exploitées en litage sur un seul niveau Auteur(s) : Boudartchouk, Jean-Luc. Crédits : GI, 1997 - CNRS Editions, 1998 (1997) Aspin-en-Lavedan, Lourdes, Ossen, SégusADLFI. Archéologie de la France - Informations , Midi-Pyrénées4
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